20 11 2024

DES 

WHISKIES 

SORTIES DE  L'ARMOIRE 

 

 Dégustation du

26 novembre 2025

Des whiskies sortis de l'armoire

 

Présentation de la dégustation

du 26 novembre 2025

 

 

Lors de notre dernière dégustation dans cette belle boutique, nous avions savouré des whiskies au salon. Il s’agissait de se laisser aller dans une posture de douce nonchalance pour découvrir un monde de fragrances avec des amis.
Pour cette dégustation, nous allons rester sur ce thème de l’amitié et des whiskies pour connaisseurs, et aller dans l’armoire. Cette armoire à whisky, qui parfois ressemble plus à un coffre en raison de la valeur de ses bouteilles, nous allons l’ouvrir et en sortir des whiskies pleins de mystères olfactifs et d’arômes fantastiques.

 

Nous irons les chercher dans des îles lointaines, car n’est-ce pas là que nos rêves sont les plus doux et les plus tendres, n’est-ce pas là que
les mystères sont les plus embrumés et que notre imagination peut la mieux vagabonder ?


Notre coffre s’ouvrira sur le lac Dunstan, en Nouvelle-Zélande, où s’est installée la distillerie SCAPEGRACE. Fondée en 2014, elle s’est d’abord fait connaître pour ses gins audacieux, puis pour ses vodkas, et enfin pour ses whiskies. Située au beau milieu de l’Île du Sud, sur le 45ème parallèle, la distillerie est soumise à des étés chauds et à des hivers rigoureux, une très bonne chose pour la maturation des whiskies. Dès le départ, la distillerie a décidé de n’utiliser que de l’orge locale produite à South Canterbury. La maturation des distillats est réalisée dans des fûts de chêne français. Ceux-ci confèrent un caractère riche dès le début, avec des épices équilibrées, des notes soyeuses de vanilline et une douceur subtile. Un
autre attribut clé du chêne français est sa teneur élevée en tannins, plus équilibrés dans le Quercus robur que dans son homologue américain, le Quercus alba.

Une des caractéristiques du travail de cette distillerie est le vieillissement en fûts neufs. Le premier (semble-t-il) est Antipode, un distillat vieilli pendant trois. Il sera suivi d’embouteillages nommés Rise, Chorus, Dimension, Fortitude, Revenant et Timbre. Tous ces embouteillages sont des
éditions limitées avec des maturations de 3 ou 5 ans.


Après cette mise en bouche, nous continuerons avec une autre île, pour aller découvrir une bouteille de BUNNAHABHAIN sortant de l’ordinaire et aussi de notre armoire. Cette distillerie débuta sa production officielle en 1881 et en raison de sa production de single malts doux et peu tourbés resta dans l’ombre. Sa production se limita longtemps à un 12 ans d’âge à la bouteille ornée d’un matelot à la barre jusqu’à son rachat en 2014 par le groupe Distell. Entre-temps c’est essentiellement chez les embouteilleurs indépendants que sa production se retrouvera. Production que restait toutefois chaotique et assez faible. Son rachat permit une modernisation et un élargissement de sa gamme.


Après le matelot et sa barre, nous ouvrons maintenant d’autres bouteilles dont les noms sont sûrement plus connus. Nous débutons par la petite bête d’ARDBEG. Cette distillerie est bien connue pour ces whiskies tourbés et fumés. Située sur la côte sud d'Islay, elle débuta son activité
en 1815 et connue des périodes difficiles, notamment une inactivité entre les années 1980 et 1990. Sa production reprit sous l'égide de Glenmorangie (désormais intégré au groupe LVMH) en 1997. La renaissance d'Ardbeg a coïncidé avec l'essor mondial du whisky tourbé, et son mélange unique de tourbe aux notes médicinales, d'embruns marins et de douceur s'est rapidement imposé.

 

Nous allons ensuite changer d’île et aller sur Skye, pour retrouver une assez jeune distillerie, TORABHAIG. Elle débute sa production en 2017, après un achat en 2010 et d’une rénovation et réhabilitation pendant 4 ans d'une vieille ferme abandonnée du XIXème. Les premières sorties d’alambics se feront en 2014, préparant ainsi la cuvée inaugurale Torabhaig Legacy Series 2017, qui sera vendue en 2021. C’est ainsi qu’elle devient la seconde de l’île après la très connue TALISKER. Le nom du deuxième embouteillage s’inspire de l’une des deux sources, Allt Gleann. Chez TORABHAIG, la production est des plus classiques mais les propriètaires ont décidé de réaliser les choses en grand. Dans le classique nous aurons un toit en pagode et pour le grand et en-dessous un mash tun capable de brasser 1,5 t de malt, entouré de 8 cuves de fermentation en pin
Douglas où les levures en poudre activent le moût pendant environ 72 heures. La distillerie possède une paire d’alambics pot still en cuivre baptisée Sir Iain et Lady Noble en hommage au couple qui possédait autrefois les terres et la ferme.

En choisissant cette île pour construire sa dernière-née, le groupe Marussia, via sa filiale Mossburn Distillers, la société derrière Torabhaig, a d’abord cherché le site qui correspond à sa volonté d’avoir un distillat tourbé et l’un des plus phénoliques d’Écosse.
Nous terminerons notre dégustation en repartant sur Islay pour y retrouver une distillerie qui a beaucoup fait parler d’elle à ses débuts, KILCHOMAN. Elle fut fondée en 2005 par Anthony Wills et venait se frotter aux autres distilleries emblématiques de l’ile et cela alors aucune distillerie ne fut construire pendant 124 ans. Du coup, elle attira tout de suite les amateurs de whisky. Ils furent d’autant plus attirés, qu’elle a la volonté de n’utiliser que des produits locaux. Elle produit donc son orge, 440 t/an, et possède une aire de maltage, qui permet d’assurer 30% de sa
demande, le reste provenant d’une malterie de Port Ellen. Sa production a été multipliée par 10 en 10 ans et elle a dû doubler sa taille en 2021. Cependant, les méthodes de fabrication restent les mêmes et permettent de réaliser une production 100% Islay.

 

 

SCAPEGRACE - 3 ans

Chorus LR II - 46% - Single malt - Nouvelle Zélande
Chorus Limited Release II

SCAPEGRACE - 3 ans

Chorus LR II - 46% Single malt

Nouvelle Zélande
Chorus Limited Release II

La distillerie Scapegrace a débuté sa production en 2014. Située  en Nouvelle-Zélande, sur les rives du lac Dunstan à Central Otago, elle s’est rapidement fait connaître comme une distillerie innovante. Elle a commencé par des gins artisanaux, puis s’est lancée dans des productions limitées de whisky, qui sont rapidement devenues très recherchées.  Parmi les maturations originales, nous trouvons la bouteille Chorus Release II, vieillie en fûts de chêne neuf. Ce type de maturation est assez rare et est souvent accompagné d’une seconde maturation ou d’une finition, ce qui n’est pas le cas pour cette bouteille.
La distillerie proposa aussi le Scapegrace Timbre IV, vieilli en fûts de chêne bulgare.
Il est à noter son emplacement sur le 45ème parallèle sud, où les variations climatiques extrêmes de cette latitude favorisent un vieillissement unique des spiritueux.

 

Single malt. Maturation en fût de chêne neuf français.
NAS

Bouteille 6252 sur 7824.

 

Couleur :  Verni rouge.


Nez : Charmeur. Ce nez a du charme et une belle tendresse. Nous aurions pu penser que la maturation apporterait beaucoup de bois, mais c’est par le caramel que nous entrons dans le néo-zélandais. Il va peu à peu s’ouvrir et continuer à nous entraîner dans des notes sucrées et melliflues. Derrière ces dernières, nous trouvons des notes de pain grillé, d’agrume (orange), de gâteau à l’orange et de thé noir. Ce nez va peu à peu évoluer pour aller (je le savais) vers le bois, le malt grillé, la cannelle et le sirop d’érable.


Bouche : Grillée. La bouche est dans la continuité du nez, avec une dominante d’arômes grillés. Nous retrouvons le bois, le malt et le pain. Mais la bouche ne va pas rester sur ce plateau d’arômes et va nous ouvrir au chocolat noir, aux épices douces, comme la muscade et le clou de girofle et au bois chaud. C’est par le chocolat que nous retrouvons les agrumes, avec l’orange puis le café. Nous avons aussi de nouveau cette touche sucrée, qui nous mènera vers des notes pâtissières, de gâteau à la vanille, de crème brûlée et d’ananas caramélisé.


Finale : Sucrée. La finale est plus douce et sucrée que n’aurait pu le laisser penser l’entrée de bouche. Les notes pâtissières vont se déployer, entraînant avec elles un fond de tasse à thé, quelques fruits rouges (cassis) et du miel de forêt. Elle est d’une longueur moyenne mais reste très ferme sur ses bases. Nous restons dans une belle continuité du nez et de la bouche.

 

 

BUNNAHABHAIN - NAS
46,3%  - Single malt - Islay
Eirigh Na Greine - Batch n°3

BUNNAHABHAIN - NAS - 46,3%

Single malt - Islay
Eirigh Na Greine

Batch n°3

La distillerie est restée assez longtemps confidentielle, sûrement pour deux raisons. Elle ne produisait pas de whiskies tourbés et sur l’Islay, même si cela est original, cela n’attirait pas. Ensuite sa production est restée très artisanale. Après la crise des années 1980, elle à rouvert ses portes en 1984, produisant alors deux ou trois références. C’est en 2014, quand elle fut rachetée par le groupe sud-africain Distell que débuta la modernisation de sa production, avec un élargissement  de la gamme et le lancement de nouvelles expressions. La forme de la bouteille resta la même ainsi que l’image du matelot à la barre, mais le reste changea profondément. Parmi ces changements nous trouverons des maturations en fûts de vin, en fûts de sherry de premier et second remplissage et une version tourbé vieillie dans un mélange de fûts de bourbon et de sherry.


Single malt.

Maturation en fût de vin rouge français et italien. Batch n°3.

Bouteille vendu uniquement en aéroport.

 

Couleur : Des reflets rouges.


Nez : La crème. Ce n’est pas commun pour un whisky, mais le premier nez est doux et presque crémeux, l’alcool se présente, mais il se cache derrière les arômes classiques du Bunnahabhain. Nous trouverons les fruits rouges, avec le cassis et la cerise, nous allons entrevoir les agrumes, avec l’orange et la marmelade. Le second nez nous entraîne dans une belle complexité de notes sucrées et salées. Nous avons à la fois des notes pâtissières avec le gâteau à l’orange et à la vanille et des notes marines avec une salinité de bord de mer.


Bouche : La tempête. La bouche est intense, mais reste dans la douceur du nez. C’est une tempête feutrée de notes subtiles de fruits rouges, d'amandes et de fruits à coque, comme la noisette. Nous retrouvons les notes pâtissières du nez mais avec plus d’intensité, mélées au miel dur et au caramel. Étonnamment, c’est par ces arômes de cuisine que ce whisky nous présente des notes de bois vineux et de tanin de vin. Les notes salines de la bouche sont plus discrètes que celles du nez, mais montent, de temps en temps, des profondeurs vers la surface de nos papilles. Une très belle bouche.


Finale : Le calme. Après la tempête, nous avons le calme de la finale. Elle est plutôt longue et reste intense. Elle s’inscrit dans une belle continuité de la bouche, mais avec une présence plus marquée de notes vineuses et de bois, de poivre et d’épices s. Quelques notes salées assèchent un peu notre gorge, mais elle reste attendrie par l’écorce d’orange, la noix et le miel. 

 

Bunnahabhain - 2013 - 9 ans
46% - Single malt - Islay

 

Signatory Vintage - The Un-chillfiltered Collection Heavy Peated
 

Bunnahabhain - 2013 - 9 ans
46% - Single malt Islay

 

Signatory Vintage - The Un-chillfiltered Collection Heavy Peated

La distillerie a débuté des changements dans sa production à partir de 2003, quand elle fut rachetée par Burn Stewart Distillers. Chaque année un malt fortement tourbé est distillé et embouteillé dans une version appelée Staoisha. Le nom fait référence à un lac situé au cœur des tourbières de l’île et à proximité de la distillerie.


Ce distillat, plutôt atypique chez Bunnahabhain, se retrouve donc naturellement, plutôt chez les embouteilleurs indépendants comme Signatory Vintage. Pour la bouteille que nous dégustons, une autre touche originalité a été rajoutée, car le distillat a fini sa maturation dans des fûts de pinot noir pendant 28 mois. Nous nous retrouvons ainsi avec un profil organoleptique très large jouant à la fois sur les gammes tourbées et vineuses.

 

Single malt. Maturation en fût bourbon.
Distillé le 11 09 2013 Mis en bouteille le 25 04 2023.
Finition en fûts de pinot noir pendant 28 mois.
Fûts n° 11 et 12. Une bouteille sur 1880.

 

 

Couleur : Sable jaune


Nez : La mer. Si la tourbe se fait sentir dès notre premier nez, elle est accompagnée par des notes salées, qui pourraient nous entraîner vers des embruns côtiers. Mais cette compagnie est trop légère pour durer et se trouve  bousculée par l’arrivée de notes de caramel, d’agrumes comme le citron, l’écorce d’orange et des notes de baies rouges. Une fois ce passage effectué, nous irons plus profondément dans des arômes terreux et de terre humide, où nous retrouverons une note salée, nous invitant alors à une promenade dans les prés salés de la baie du Mont-Saint-Michel. La jeunesse du whisky se fait ensuite sentir, avec des notes maltées et de céréales. Elles seront suivies par quelques notes vineuses et de fûts de vin.


Bouche : En mer. Si elles avaient disparu au nez, les notes salées reviennent en bouche, mais bien encadrées par le fruit rouge, le poivre et le cacao. Le fruit se distinguant dans des arômes de groseille et de mûres chaudes. Le poivre, lui, sera blanc et le cacao en poudre. La finition en Pinot noir se fait ensuite sentir avec des notes de chêne, de pourriture et de foin humide.


Finale : Au port. La finale est moyennement longue et nous fait rentrer doucement dans un port où des senteurs maritimes se font plus présentes. Nous allons retrouver quelques embruns, l’herbe humide et le bois de même. Quelques notes d’agrumes reviennent à la surface, accompagnées de raisin et de tourbe. 

 

Ardbeg - 5 ans - Wee Beastie
47,4%  - Single malt - Islay

 

Ardbeg - 5 ans

Wee Beastie
47,4%  - Single malt Islay

 

La bouteille Wee Baestie ou petite bestiole est un concentré agréable et facile d’accès de la distillerie Ardbeg. Et j’ajouterais que pour une fois le nom n’est pas trop compliqué à prononcer. Le Wee Beastie de 5 ans d’âge est un distillat classique avec un vieillissement en fût de bourbon, suivi d’une finition en fûts d'Oloroso. Il a bien sûr, comme son nom l’indique, la belle fougue de la jeunesse, avec un degré alcoolique, un tantinet élevé, permettant d’avoir quelques sueurs en bouche. Avec cette bouteille, Ardbeg souhaite attirer des jeunes consommateurs grâce à une tourbe douce et permettre son utilisation dans des cocktails en raison de son positionnement tarifaire. Mais il est aussi possible que la distillerie ait compris que sa gamme remarquable mais aussi avec des prix élevé, avait besoin d’une porte plus attirante.

 

Single malt.

Maturation en fût de Bourbon et sherry Oloroso 

 

Couleur :  Jaune Paille.


Nez : Ça fume. Ça fume bien sûr mais doucement. nous entrons directement dans un Ardbeg sur la pointe des pieds, mais peu à peu, nous allons être envahis de notes de fumée froide avant de pouvoir (re)trouver la touche herbacée et saline assez caractéristique de la distillerie. C’est par la salinité que viendront des notes de citron, suivi d’anis et d’aiguilles de pin. Bien sûr la tourbe est là, (mais je ne voulais pas en parler tout de suite ) et sa présence s’accompagne de restes de feu matinal, de goudron et d’algues humides. Si nous sommes un peu attentifs, la maturation en fûts de bourbon fait ressortir quelques notes de gousse de vanille et  de miel sec et la jeunesse se présente dans des notes de malt et de bois.


Bouche : Ça s’enflamme. La bouche est très expressive avec un alcool bien présent. Nous retrouvons le nez avec du réglisse, du goudron, de la tourbe humide et de la cendre froide. Le fruit, avec la pomme chaude prend ensuite le devant pour finalement nous entraîner vers des arômes de menthol, de prés-salés et de bois cendré.


Finale : Ça se calme. La finale est plutôt longue et reste dans la continuité de la bouche. L’iode se fait plus présent et s’accompagne de touches de chocolat noir. Nous retrouvons l’anis du nez et découvrons l’eucalyptus. Tout cela restera, tout de même, enveloppé dans les notes d’un beau pull marin séché au feu de bois. (Sel et cendre)

 

Kilchoman - Sanaig - Officiel
46% - Single malt - Islay

Kilchoman - Sanaig Officiel
46% - Single malt Islay

Sanaig est le nom d’une petite crique située au nord de l’île d’Islay. La distillerie KICHOMAN  discrète dans le paysage d’Islay, a semble-t-il choisi ce nom pour marquer son ancrage dans l’île. Il faut dire que sa production progresse d’année en année,  alliée à des agrandissements. Les premières mises en bouteille de Sanaig semblent dater de 2015, avec à l’époque la volonté d’être  disponible en permanence.  Aujourd’hui, la distillerie s’oriente vers une proposition qui sera plus ponctuelle et réservée aux marchés les plus importants, cela compte tenu des stocks limités. Ce single malt est issu d'un assemblage de fûts de bourbon de 4 et 5 ans d'âge, complété par une quantité significative de distillat élévé en fûts de sherry Oloroso, de qualité supérieure à ceux utilisés pour le Machir Bay.


Sans d’age.

Single malt.
Maturation en fût de bourbon et de sherry Olorosso.

 

 

Couleur : Vin Jaune.


Nez : La bise. Voilà un nez bien agréable et qui se laisse facilement découvrir et qui va embrasser un large éventail d’arômes. Nous allons tout de suite vers une belle intensité d’agrume, de malt grillé, entourée de bois brûlé, de cendre et de charbon. Heureusement pour nous, viennent ouvrir le champ organoleptique, des notes de herbacées, nous allons trouver la bruyère, et fruités avec le pruneau et sa confuture, et le raisin sec. C’est avec ces dernières notes que nous allons découvrir des senteurs de viande fumée et de bois humide. Le sel et la tourbe seront un peu dans l’arrière champ et  vers la fin nous retrouvrons une étendue  céréalière avec l’orge grillé et le biscuit sec.


Bouche : Croque. Cette bouche croque à pleines dents dans des arômes de tourbe, de fumé blanche, de feu éteint et d’épices douces. Il est nécessaire d’être patient pour trouver des arômes de chocolat noir et de caramel, et pour retrouver le pruneau et la bruyère. Le chêne fait son apparition et nous entraine vers l’herbe humide des prés salés et vers le bois chaud.

 
Finale : L
e câlin. Elle est plutôt longue et se présente dans un éventail d’épices douces où se trouvera le clou de girofle, de notes marines, de tabac et bien sûr de tourbe cendrée. 

 

Torabhaig - NAS - Officiel
46% - Single malt - Skye
Cnoc Na Moine Chapter n°3

Torabhaig - NAS

Officiel
46% - Single malt Skye
Cnoc Na Moine Chapter n°3

Le chapitre 3 fait référence au troisième embouteillage de la distillerie. Les premiers embouteillages étaient déjà marqués par la maturation en fûts de bourbon et par la tourbe. Pour ce chapitre, la distillerie va un peu plus loin avec une triple maturation et une teneur plus élevé en ppm. Celui-ci fut lancé en 2024 et c’est la première fois qu’elle utilise des fûts de sherry (Oloroso et Pedro Ximénez) pour son vieillissement, en plus d’un début de maturation dans d’anciens fûts de bourbon. Avec son nom signifiant Colline de tourbe, la distillerie semble vouloir marquer un peu plus le côté boisé, tourbé et ainsi élargir son profil organoleptique plutôt basé sur la vanille, le caramel, le beurre salé et l’iode. Avec ce whisky, elle entre un peu plus dans le profil tourbé des whiskies d’Islay, mais avec sa touche personnelle: la vision Skye du whisky.   

 

Single malt.

NAS
Maturation en fût de bourbon et de sherry Oloroso et Pedro Ximénez

 

Couleur : Vin Jaune.


Nez : Coucou. C’est un boisé doux et vineux qui nous arrive en premier. Il est accompagné par des notes fumées, de bois brulé, de bois sec et d’une petite touche de champs chauds. La palette s’agrandit au fur et à mesure que nous découvrons ce whisky et nous allons trouver des notes méliflues de miel brun, d’aiguilles de pin et de gâteaux à la vanille. Le passage en fûts de sherry nous fait ensuite revenir sur du fruit, avec de la confiture de coings et des touches citronnées.


Bouche : J’arrive. Le boisé du nez devient plus présent en bouche et il est brûlé. Il y reste longtemps, enveloppant avec délicatesse notre palais. Il faudra un peu d’énergie de notre part pour aller chercher des notes de miel, d’herbe humide, de terre de sous-bois et de cuir, lui aussi humide. C’est un peu plus tard que sortiront du bois des arômes d’agrumes, de tourbe et d’épices. La bouche est complexe et l’alcool bien maîtrisé pour un jeune whisky.


Finale : Je reste. La finale est dans la continuité de la bouche. Elle est plutôt longue et nous fait respirer le bois humide, la fumée du matin et le sel marin. Nous retrouvons par touches des notes du nez avec la vanille et le côté vineux.

 

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